Edmond Jurien de La Gravière

Edmond Jurien de La Gravière

Résumé

Portrait de Edmond Jurien de La Gravière Edmond Jurien de La Gravière Souvenirs d'un amiral. Tome 1 (1860)

La seule chose qui devrait surprendre, au contraire, c'est qu'un si grand nombre de navires, échappant aux dangers d'une semblable navigation, regagnât chaque année le port.
Le cœur encore rempli des riantes visions de Tonga-Tabou, nous ne remarquâmes pas sans tristesse l'aspect âpre et stérile des montagnes qui dominent le havre de Balade. Un ciel voilé, des eaux sombres, une plage dépouillée, ajoutaient à la mélancolie de ce paysage. Les naturels, accourus à bord de nos corvettes dans des pirogues grossières, nous rappelèrent les nègres de la terre de Van-Diemen.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Jurien de La Gravière Edmond Jurien de La Gravière Souvenirs d'un amiral. Tome 1 (1860)

A tous les incidents, c'est lui qui doit répondre. Qu'un brisant se montre soudain sous la proue, que le navire se couche sous une rafale imprévue, que la mâture se brise, qu'une voie d'eau ou un incendie se déclare, qu'une division ennemie apparaisse à l'horizon, c'est vers lui à l'instant que tous les yeux se tournent. Il est prévenu, qu'il avise ! Il semble que ces graves événements le concernent seul, et qu'il ne doive plus rencontrer dans ses officiers ou son équipage que les instruments passifs de sa décision.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Jurien de La Gravière Edmond Jurien de La Gravière Souvenirs d'un amiral. Tome 1 (1860)

Nos corvettes rasaient de si près la côte, que la brise, en soufflant de terre, apportait jusqu'à bord les parfums les plus suaves. De chaque baie que nous traversions, nous voyions se détacher de nombreuses pirogues, dont quelques-unes portaient jusqu'à vingt rameurs. Ces embarcations, se tenant toujours à distance, nous entouraient comme un essaim, non d'abeilles, mais de guêpes, car il était rare que les sauvages qui les montaient ne nous envoyassent pas comme adieux, après quelques insignifiants
échanges, une volée de leurs flèches ou une décharge de leurs frondes.
Source : Gallica

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