capitaine d’Urville, Revue des Deux Mondes
“ Il était grand temps sans doute de nous échapper de Vanikoro. Déjà la fièvre avait mis quarante-cinq personnes hors de service ; quelques jours de plus, toute manœuvre nous devenait impossible. La veille même de notre départ, à la suite d’un mouvement que je voulus faire, la corvette se trouva entraînée à peu de distance des brisans ; faute de bras je fus obligé de rester toute la nuit dans cette position, et d’attendre que le vent eût changé. Notre extrême faiblesse avait en outre enhardi les sauvages à un tel point, qu’ils conçurent l’audacieux projet de nous enlever. ”
