Résumé

E.-H. Reboul Lapérouse : conférence faite au Cercle catholique d'Albi… (1875)

Quand le doute sur leur perte ne fut plus possible, Louis XVI, après avoir témoigné une vive sympathie pour les marins de la Boussole et de l'Astrolabe, un regret non moins vif de voir s'anéantir cette expédition, qui avait été pour lui l'un de ses derniers beaux rêves, ne put s'empêcher de faire un mélancolique retour sur lui-même et de s'écrier : « Je vois trop que je ne suis pas heureux. »
Source : Gallica

E.-H. Reboul Lapérouse : conférence faite au Cercle catholique d'Albi… (1875)

Lapérouse fit élever dans un îlot au milieu de la baie une simple pierre commémorative avec cette inscription : « Qui que vous soyez, mêlez vos larmes aux nôtres. » Partis de cette baie fatale, nos voyageurs arrivent à Monterey le 14 septembre ; ils sont en Californie.
Elle était alors bien solitaire, cette presqu'île qui devait, 60 ans plus tard, "oir ses ports encombrés par les navires
d'Europe et d'Asie, être témoin de bien des fortunes rapides, de ruines non moins promptes, d'actes inouïs de violence et de désespoir.
Source : Gallica

E.-H. Reboul Lapérouse : conférence faite au Cercle catholique d'Albi… (1875)

Lapérouse embrassa la première et se destina à la marine. Il était encore à l'école navale quand éclata la guerre de Sept ans. Ce fut un beau jour pour lui que le 19 novembre 1756, jour où il reçut et sa nomination de garde-marine (aspirant de 2° classe) et l'ordre de se rendre sur le Formidable; il avait à peine quinze ans. Avec quelle ivresse sa jeune âme s'abandonnait à l'enthousiasme qu'éveillait, au xvnr siècle, l'idée d'une guerre contre les Anglais. La haine contre la Grande-Bretagne datait de plusieurs siècles et en vieillissant n'avait rien perdu de son énergie
Source : Gallica

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