Gustave Planche,
Revue des Deux Mondes
“ C’était à Monterey un sujet de curiosité que sa présence d’abord, puis les gens de sa suite étaient de vrais trappeurs, endurcis par six ans d’une vie de fatigues et de dangers sans nombre. On voulait voir, encore tout poudreux de leur longue lutte, ces hommes d’une profession héroïque qu’ont célébrés l’histoire et le roman. Toute la population de Monterey s’était avancée à leur rencontre, et les attendait avec impatience. Un nuage de poussière s’éleva enfin à l’horizon, et ce nuage, en se dissipant, laissa voir les conquérans de la Californie, les fondateurs sauvages d’une société nouvelle. ”
