Résumé

G. Ferry La Guerre des États-Unis et du Mexique

Victorieux après une défaite, vaincu après une victoire, tantôt avide de bruit et de puissance, tantôt rassasié de pouvoir ou de renommée, renversant ceux qu’il a élevés, élevant ceux qu’il a renversés, s’il n’est pas l’homme des grandes résolutions, Santa-Anna est par excellence celui des résolutions subites. Organiser, affermir le pouvoir au Mexique, ce n’est point là sa tâche ; fasciner, éblouir ses concitoyens, c’est là ce qu’il sait à merveille, et c’est à quoi il vise peut-être avant tout.
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G. Ferry La Guerre des États-Unis et du Mexique

Viva Mexico ! viva la independencia ! se mêlaient, pendant les courts silences de l’artillerie, aux roulemens des tambours et aux fanfares de plus en plus affaiblies des clairons. Les Américains, voyant qu’il suffisait d’un dernier coup pour avoir raison d’un ennemi déjà vaincu pour ainsi dire par le désavantage de sa position, eurent recours à une ruse de guerre qu’ils ont apprise des Indiens, et qui leur est familière. Vers quatre heures, c’est-à-dire deux heures après le commencement de l’action, une épaisse fumée couvrit toute la gauche de Taylor.
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G. Ferry La Guerre des États-Unis et du Mexique

Plus l’audacieuse activité des États-Unis mérite notre admiration, plus aussi elle nous impose de sollicitude et de prévoyance. Moins que jamais, en présence de la guerre du Mexique, il est permis à l’Europe d’oublier qu’elle a dans le Nouveau-Monde, entre un état qui grandit chaque jour et de malheureuses sociétés livrées à une anarchie sans cesse croissante, des intérêts à protéger, des principes à défendre, une influence précieuse à maintenir.
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