Résumé

Félix Clavé La Question du Mexique

Un autre sentiment militerait en faveur de la puissance qui arriverait au Mexique avec l’intention de tirer parti des élémens qu’il renferme, de le ressusciter en un mot par lui et pour lui : ce sentiment, c’est l’amour-propre de race. Si les Mexicains songent à se jeter dans les bras de l’Union, c’est qu’ils ne voient pas d’autre ressource ouverte contre les calamités qui les assiégent. Ils n’aiment pas plus les citoyens américains qu’ils n’aiment les Anglais, qu’ils ne nous aiment nous-mêmes. Ce qu’ils cherchent, c’est la prospérité résultant d’un ordre qu’ils sont incapables d’établir.
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Félix Clavé La Question du Mexique

Ce qu’ils haïssent dans les Européens, c’est la supériorité de la civilisation, c’est l’ordre, c’est la prospérité, c’est l’opulence ; ce qui les irrite, c’est le parallèle qu’on ne cesse d’établir entre l’Amérique et l’Europe, entre la faiblesse et la force. Le patriotisme n’a rien à démêler avec ce ridicule orgueil. Il ne peut y avoir de patriotisme là où il n’y a ni ordre, ni moralité, ni gouvernement, ni famille, rien en un mot de ce qui constitue la patrie.
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Félix Clavé La Question du Mexique

Chaque trouble est pour cette politique un élément de triomphe, puisqu’il rompt l’unité du peuple que l’union cherche à s’assimiler ; son action se fortifie à chaque instant du nombre des partisans qu’elle gagne à sa cause. Ce n’est pas un vain droit qu’elle poursuit, un droit vague, indécis, équivoque, qui a besoin, pour être valide, de la consécration du fait ; c’est au fait même qu’elle arrive d’emblée. Émanée du peuple, elle parle, elle répond aux peuples qui l’appellent. L’une de ces politiques enfin, circonspecte, silencieuse, patiente, n’est que la diplomatie
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