Henri Rivière

Henri Rivière

Résumé

Portrait de Henri Rivière Henri Rivière La marine française au Mexique (1881)

Presque en même temps le maréchal écrivit au commandant Cloué qu'il renonçait définitivement à l'expédition de Tabasco.
Ce fut pour la marine une grande et bien cruelle désillusion. Mais il y eut pour son chef plus que le désappointement d'une ambition vulgaire. Quand on fait la guerre dans un pays, dès qu'on sort des grades subalternes et souvent même ne fût-on que simple soldat, on ne peut s'empêcher de juger, à part soi, le cours que suivent les choses, les événements qui le modifient ou l'influencent.
Source : Gallica

Portrait de Henri Rivière Henri Rivière La marine française au Mexique (1881)

Ils travaillaient la ville, dont tout le bas peuple était dévoué à Pablo Garcia, qui était, à ce qu'il paraît, estimé du reste de la population et digne de l'être. Le Tabasco, grâce à l'impunité dont on l'avait laissé jouir, s'était organisé de manière à servir de refuge à Juarès si celui-ci, dans un temps donné, ne pouvait plus tenir au Nord. S'il manœuvrait bien, c'est au Tabasco qu'il se rendrait, pour prolonger la guerre indéfiniment et être insaisissable.
Le pays est si coupé d'arroyos, qu'un partisan habile s'y soustrait toujours à ceux qui le poursuivent.
Source : Gallica

Portrait de Henri Rivière Henri Rivière La marine française au Mexique (1881)

Non seulement le Nord serait envahi par une armée moitié de troupes régulières, moitié d'aventuriers, mais la marine fédérale pouvait écraser notre faible division et menacer toutes les côtes. Dès lors, le soin de protéger Vera-Cruz préoccupait vivement le maréchal; car Vera-Cruz entre nos mains était une porte de sortie sur la mer, tandis qu'au pouvoir des Américains, c'était la porte du Mexique fermée sur nous. Or, il n'était point facile de défendre les mouillages de Vera-Cruz et de Sacrificios.
Source : Gallica

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