Claudio Jannet

Résumé

Claudio Jannet Revue des Deux Mondes

L’Indio triste, tel est le nom donné à cette statue, date, croit-on, de l’époque de la conquête et personnifie la douleur muette de la race. Le même trait se retrouve chez toutes les tribus rouges, chez les Montagnais du Canada et les Sioux des États-Unis comme chez les descendans des Toltèques et des Aztèques. C’est un contraste frappant avec la gaîté, la facilité d’humeur et aussi l’absence de respect de soi-même du noir. Il chantait au temps de l’esclavage ; une fois libre et citoyen, il n’a jamais la dignité mélancolique de l’Indien.
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Claudio Jannet Revue des Deux Mondes

Guadalajara notamment, une cité de près de 100,000 âmes, qu’on nomme à bon droit l’Athènes du Mexique, reste une ravissante ville espagnole. La société y garde, sous un ciel enchanteur et au milieu de la flore des tropiques, un aspect castillan qui est aux antipodes de la civilisation rude et utilitaire des États-Unis. Toutefois, sur la frontière du nord, là où la population mexicaine est moins dense, l’influence américaine se fait sentir encore plus qu’à Mexico.
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Le contact avec les Américains peut d’ailleurs être très fécond pour les Mexicains. Si les jeunes gens des familles riches, qui vont faire aux États-Unis leur éducation, y apprennent l’esprit d’entreprise industrielle, l’estime du travail productif, au lieu du culte du fonctionnarisme, s’ils en rapportent une large tolérance religieuse, le respect des formes juridiques et des droits acquis, ils auront pris à la civilisation américaine ce qu’elle a de meilleur et donné à leur patrie ce qui lui a le plus manqué jusqu’à présent.
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