Albert Bordeaux

Résumé

Albert Bordeaux Le Mexique et ses mines d'argent… (1910)

Le soir, par une de ces nuits magnifiques qui sont le charme du Mexique, j'eus un concert, donné par la musique militaire espagnole, sur la grande place, devant les magnifiques tours de la cathédrale, plus grandes encore dans la nuit, mais noires devant cette place immense toute constellée de lampes électriques.
Chihuahua rappelle les villes des États-Unis. Les Américains l'ont envahie et y ont tout accommodé à leur goût. Il reste les vieilles splendeurs, comme la cathédrale, un de ces monuments que rien ne peut changer, et que rien non plus ne peut donner aux États-Unis.
Source : Gallica

Albert Bordeaux Le Mexique et ses mines d'argent… (1910)

C'était rudimentaire, mais de grandes mines du Mexique ont peut-être commencé ainsi. Une fois entre les mains des blancs, la même histoire recommence, les vols et les disputes, c'est souvent du moins toute l'histoire des mines : la ruine de l'un fait la fortune de l'autre.
Quant aux Indiens ou aux métis mexicains dans ces montagnes, ils se logent comme des sauvages, leurs huttes ne valent pas plus que celles des nègres de la Guyane, et pourtant le climat est bien plus dur; mais pourvu qu'ils aient un chapeau pointu en feutre et une couverture, ils sont heureux.
Source : Gallica

Albert Bordeaux Le Mexique et ses mines d'argent… (1910)

C'est à peine si, en tenant compte des mines les plus riches, on équilibre le capital total engagé dans un district avec la valeur des produits extraits. Le métal sorti : or, plomb, cuivre, fer, passe dans la circulation : là il est, tantôt gaspillé, comme dans les mines, tantôt usé, en un mot, consommé dans le travail de la civilisation. En somme, le revenu des mines sert à faire vivre des gens dans des pays dont le sol ne produit pas de quoi vivre, à augmenter le confortable de certains autres, et à enrichir quelques-uns contre d'autres qui se ruinent.
Source : Gallica

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