Eugène Sue,
Latréaumont, par Eugène Sue...…
(1838)
“ Dieu est juste, et il me punira dans l'éternité. M. DE SARRAU. Mais, Louise, Dieu ne vous tiendra-t-il pas compte de l'admirable pureté de votre vie? Chassez une aussi affreuse pensée ! LOUISE, se parlant à elle-même, les yeux fixes. Cette pensée est d'autant plus affreuse, que ma mort me semble honteusement égoïste! J'ai l'air de m'y réfugier après avoir fait le mal... sentant que je ne puis pas le réparer ! Ah ! sans cela, sans ce remords terrible , que craindrais-je?... Mon sort invariablement fixé, je l'aurais subi avec fermeté ; car mourir avec lui, n'était-ce donc rien que cela? ”
