Résumé

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas Le Collier de la Reine, Tome II

Comme il vous plaira, dit-elle, mais... vous m'avez compris, il ne faut pas que vous vous trompiez jamais à mes paroles; je ne suis pas une coquette, monsieur de Charny; dire ce qu'elle pense, penser ce qu'elle dit, voilà le privilège d'une véritable reine: je suis ainsi. Un jour, monsieur, je vous ai choisi parmi tous. Je ne sais quoi entraînait mon cœur de votre côté. J'avais soif d'une amitié forte et pure; je vous l'ai bien laissé voir, n'est-ce pas? Ce n'est plus de même aujourd'hui, je ne pense plus ce que je pensais. Votre âme n'est plus sœur de la mienne.
Source : Gutenberg

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas Le Collier de la Reine, Tome II

Charny n'était pourtant pas aussi malade de corps qu'on le disait. Il n'avait de mal qu'au cœur et à la tête, mais quel mal, bon Dieu! une douleur aiguë, incessante, impitoyable, la douleur d'un souvenir qui brûlait, la douleur d'un regret qui déchirait.
L'amour n'est qu'une nostalgie: l'absent pleure un paradis idéal, au lieu de pleurer une patrie matérielle, et encore, peut-on admettre, si friand que l'on soit de poésie, que la femme bien-aimée ne soit pas un paradis un peu plus matériel que celui des anges.
Source : Gutenberg

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas Le Collier de la Reine, Tome II

Olivier! vous vous dépouillez pour moi! Vous êtes un bon et noble cœur, et je ne marchanderai plus les aveux à un pareil amour. Olivier, je vous aime!
—Acceptez.
—Non; mais je vous aime!
—Monsieur de Rohan paiera donc? Songez-y, madame, ce n'est plus de votre part une générosité, c'est de la cruauté qui m'accable.... Vous acceptez du cardinal?...
—Moi, allons donc, monsieur de Charny. Je suis la reine, et si je donne à mes sujets amour ou fortune, je n'accepte jamais.
Source : Gutenberg

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