Richard Lesclide,
Véritables mémoires de Cagliostro
(1892)
“ Quant à me moquer de vous, vous n’y songez pas, mon cher comte. Je n’ai garde de me frotter à un sorcier de votre force.— Ainsi, vous ne voulez rien me dire ?— Que vous dirai-je que vous n’ayez vu hier dans une carafe ou lu ce matin dans les yeux de Lorenza ? Je suppose que vous raillez.— Comtesse, prenez garde ! Un premier succès vous donne beaucoup d’audace, et vous avez tort de ne pas rester mon amie.— Vous aimez trop votre femme pour avoir besoin d’amies. D’ailleurs, de quoi vous plaignez-vous ? Ne vous ai-je pas bien servi ? Tout ne va-t-il pas à votre souhait ? ”
