Histoire véritable de Jeanne de S.-Remi… (1786)
“ Quant à Marianne, la Marquise la fit parer des habits d'une des demoiselles ses filles : elle lui procura tous les divertissemens qu'elle s'imaginoit pouvoir la flatter. La jeune personne y prit goût: bientôt la vanité et la coquetterie s'emparèrent de son ame ; bientôt elle perdit de vue son fidèle Colas : pas un mot tendre à Durand peur lui ; pas le plus léger souvenir : elle vit même partir son parrain avec une espèce de fermeté et d'indifférence à laquelle le pauvre homme fut sensible, et qui commençoit à tenir de l'ingratitude. ”
