Anonyme, Les Mille et Une Nuits
“ Ils se dirent des choses si tendres, que le joaillier, la confidente et les deux esclaves en pleurèrent. Le joaillier néanmoins essuya ses larmes pour songer à la collation, qu’il apporta lui-même. Les amans burent et mangèrent peu ; après quoi s’étant tous deux remis sur le sofa, Schemselnihar demanda au joaillier, s’il n’avoit pas un luth ou quelqu’autre instrument. Le joaillier qui avoit eu soin de pourvoir à tout ce qui pouvoit lui faire plaisir, lui apporta un luth. Elle mit quelques momens à l’accorder, et ensuite elle chanta... ”
