Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire Œuvres de Voltaire/Beuchot/Tome 33

Candide et Martin approchent des côtes de France, et raisonnent.
On aperçut enfin les côtes de France. Avez-vous jamais été en France, monsieur Martin ? dit Candide. Oui, dit Martin, j’ai parcouru plusieurs provinces. Il y en a où la moitié des habitants est folle, quelques unes où l’on est trop rusé, d’autres où l’on est communément assez doux et assez bête : d’autres où l’on fait le bel esprit ; et, dans toutes, la principale occupation est l’amour ; la seconde, de médire ; et la troisième, de dire des sottises. Mais, monsieur Martin, avez-vous vu Paris ?
Source : Wikisource

Portrait de Voltaire Voltaire Œuvres de Voltaire/Beuchot/Tome 33

La force lui manque, il ne peut proférer une parole, il tombe à ses pieds. Cunégonde tombe sur le canapé. La vieille les accable d’eaux spiritueuses, ils reprennent leurs sens, ils se parlent : ce sont d’abord des mots entrecoupés, des demandes et des réponses qui se croisent, des soupirs, des larmes, des cris. La vieille leur recommande de faire moins de bruit, et les laisse en liberté. Quoi ! c’est vous, lui dit Candide, vous vivez ! je vous retrouve en Portugal ! On ne vous a donc pas violée ? on ne vous a point fendu le ventre, comme le philosophe Pangloss me l’avait assuré ?
Source : Wikisource

Portrait de Voltaire Voltaire Œuvres de Voltaire/Beuchot/Tome 33

Nous allons dans un autre univers, disait Candide ; c’est dans celui-là, sans doute, que tout est bien : car il faut avouer qu’on pourrait gémir un peu de ce qui se passe dans le nôtre en physique et en morale. Je vous aime de tout mon cœur, disait Cunégonde ; mais j’ai encore l’âme tout effarouchée de ce que j’ai vu, de ce que j’ai éprouvé. Tout ira bien, répliquait Candide ; la mer de ce nouveau monde vaut déjà mieux que les mers de notre Europe ; elle est plus calme, les vents plus constants. C’est certainement le Nouveau-Monde qui est le meilleur des univers possibles.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature