Élie Berthet

Élie Berthet

Résumé

Portrait de Élie Berthet Élie Berthet Le château d'Auvergne (1848)

J'ai regret de n'avoir pas tué entièrement le coquin de fauconnier qui m'a trompé à ce point!
— Je viens de panser moi-même les blessures de ce malheureux, dit la comtesse lentement; Sérignac, chaque jour les inimitiés s'accumulent de plus en plus autour de vous. Tout le monde vous hait et vous craint; votre père seul ignore encore.
— Savez-vous, ma charmante, interrompit le chevalier d'un ton dégagé, que vous avez vraiment tort de vous obstiner à porter ces vilains habits de veuve?
Ces cavaliers vous auraient su gré si vous vous étiez mise un peu plus en frais de toilette pour eux
Source : Gallica

Portrait de Élie Berthet Élie Berthet Le château d'Auvergne (1848)

Ne voyez-vous pas que nous attendons? L'homme au faucon toisa d'un air impertinent celui qui venait de parler; puis il désigna du doigt l'un des deux chemins qui semblait s'enfoncer dans les flancs de la montagne, et, sans répondre autrement, il se mit en devoir de poursuivre la fugilive.
— Vous croyez donc que ce chemin doit nous conduire à Aigueperse? demanda Saint-Hippolyte.
— Il doit vous conduire au diable, répliqua le chasseur en ricanant.
Et il disparut dans le brouillard.
— Au diable! répéta Lamotheville, ce n'est pas là précisément que nous voulons aller!.
Source : Gallica

Portrait de Élie Berthet Élie Berthet Le château d'Auvergne (1848)

Elle s'efforça de sourire, et plaçant sa main blanche et froide comme du marbre dans celle du vieillard, elle répondit avec un calme affecté : — Rien, ce n'est rien, monsieur. J'avais entendu dire qu'un dissentiment fâcheux s'était élevé entre vous et vos hôtes. Lorsque je suis entrée vous parliez avec une grande véhémence et j'ai craint.
— Enfant! dit le baron en l'entraînant doucement vers la place laissée vide près de Sérignac, vous savez qu'une conversation politique entre hommes de partis différents est toujours un peu bruyante.
Source : Gallica

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