Résumé

Fanny Villars Marie et Marguerite, histoire du XIIIe siècle… (1861)

Je pouvais m'y tromper; mais la jeunesse a de si bons yeux !... Ah ! Bertile, reverrai-je jamais mes enfants !
— Le chevalier Guillaume n'a aucune raison pour retenir Marguerite; mais, hélas! ma pauvre jeune maîtresse !... »
Des larmes achevèrent la phrase de la fidèle suivante.
« Eh bien ! eh bien ! Bertile, crois-tu que le retour de Marguerite me suffit ? Si elle est ma chair et mon sang, Marie est l'enfant de mon coeur ; et s'il me fallait établir une distinction entre elles, je serais embarrassé de le faire. Que Dieu me les ramène toutes deux ! »
Source : Gallica

Fanny Villars Marie et Marguerite, histoire du XIIIe siècle… (1861)

Quel mot cruel! dit Marie en larmes. Hélas! si l'une de nous doit envier quelque chose à l'autre, ce n'est pas l'heureuse fille qui chaque jour peut embrasser son père et lui parler de son amour; c'est la pauvre orpheline qui n'a droit ici-bas à aucune affection; c'est celle qui vit de vos bienfaits, et qui reçoit l'aumône du coeur comme l'aumône du pain. Injuste Marguerite qui ne veut pas que j'apprenne à aimer ceux dont j'ai peut-être causé innocemment les malheurs et la mort ! Méchante fille qui croit que quelque chose peut nous séparer, et qui ose me le dire !
Source : Gallica

Fanny Villars Marie et Marguerite, histoire du XIIIe siècle… (1861)

Le seigneur qui vous a fait amener ici, leur dit-elle, ne veut que votre bien, vous le reconnaîtrez, foi de Brigitte.
— Et en attendant, dit Marie, on nous enlève à tout ce que nous aimons; on nous sépare d'un père qu'on laisse dans l'inquiétude et dans la douleur, on méconnaît toutes les lois de l'humanité.
— Patience, patience, vous le reverrez plus tard.
— Et pourquoi pas tout de suite? dit impétueusement Marguerite; quel est donc ce mystère d'iniquité.
— Oh! fit Marie suppliante, vous êtes femme, vous devez avoir un coeur accessible à la pitié.
Source : Gallica

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