Eugène Bonnemère

Eugène Bonnemère

Résumé

Portrait de Eugène Bonnemère Eugène Bonnemère Louis Hubert, par Eugène Bonnemère (1868)

Frères et égaux au jour de la naissance, il n'y a entre les hommes, d'autre distance que celle qu'y apporte le hasard de l'éducation. Marie peut voir, elle aussi, son fiancé à travers le prisme de l'amour. C'est un honnête garçon, robuste au travail, bon métayer, et qui la met à l'abri des dures éventualités de l'existence telle que la fait l'industrie de notre siècle. Il l'élève en l'épousant. Son désintéressement peut toucher le coeur de Marie, qui fait peut-être aussi ce rêve de le relever de sa déchéance en lui donnant la teinture intellectuelle qui lui manque.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Bonnemère Eugène Bonnemère Louis Hubert, par Eugène Bonnemère (1868)

D'un côté est le bonheur calme, assuré, sans orage; de l'autre, au contraire, tout est remis au hasard. Les animaux sont esclaves de leurs instincts : chez eux, tête et coeur rampent vers la terre et sont au même niveau. Dieu nous a donné de porter la tête haute, et bien au-dessus du coeur. C'est pour que la raison nous guide et non le sentiment aveugle...
— C'est la parlure des vieux, qui n'aiment plus rien qu'eux-mêmes, et s'écolèrent de jalousie et de regret, que les jeunes s'aiment entre eux !
— L'amour n'est que la folie du coeur! s'écria le prêtre.
— Peut-être bien ! répliqua Marie.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Bonnemère Eugène Bonnemère Louis Hubert, par Eugène Bonnemère (1868)

De vrai, Madeleine est plus espritée que beaucoup qui parlent de sa folie. Seulement
— Achève ! dit le prêtre, qui vit qu'elle hésitait à poursuivre.
— Seulement elle n'est point dévotieuse, parce que c'est' chose trop connaissable qu'elle ne fait point d'état de la confession, et qu'elle ne parle point révérencieusement comme il faudrait des robes noires, des bonnes soeurs, des messieurs prêtres et des bons frères de la doctrine chrétienne.
Une seule fois, à ma souvenance, nous avons été, nous deux Madeleine, en grande fâcherie ensemble, et elle m'a traitée rudement, à s'en étonner.
Source : Gallica

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