Eugène Bonnemère

Élements biographiques

Portrait de Eugène Bonnemère Eugène Bonnemère Louis Hubert, par Eugène Bonnemère (1868)

Frères et égaux au jour de la naissance, il n'y a entre les hommes, d'autre distance que celle qu'y apporte le hasard de l'éducation. Marie peut voir, elle aussi, son fiancé à travers le prisme de l'amour. C'est un honnête garçon, robuste au travail, bon métayer, et qui la met à l'abri des dures éventualités de l'existence telle que la fait l'industrie de notre siècle. Il l'élève en l'épousant. Son désintéressement peut toucher le coeur de Marie, qui fait peut-être aussi ce rêve de le relever de sa déchéance en lui donnant la teinture intellectuelle qui lui manque.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Bonnemère Eugène Bonnemère Les déclassées (2e édition) (1874)

Oh! oui! je crois à l'amour, flamme divine qui épure nos cœurs en les consumant, union sublime de deux âmes qui se fondent en une seule. Seulement je ne vois dans le mariage que trafic, calcul, froides convenances, marchandage et tromperie! Oh! oui, je crois et n'ai point abjuré ma foi; puisque, comme les confesseurs des premiers temps, je meurs pour elle, n'ayant pu la voir triompher.
Ne vous décernez pas sitôt la palme du martyre, reprit Giroux. La lutte n'a pas été assez longue encore, et vous désertez trop vite le combat, quand l'espérance est si loin encore d'avoir dit son dernier mot.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Bonnemère Eugène Bonnemère Louis Hubert, par Eugène Bonnemère (1868)

De vrai, Madeleine est plus espritée que beaucoup qui parlent de sa folie. Seulement
— Achève ! dit le prêtre, qui vit qu'elle hésitait à poursuivre.
— Seulement elle n'est point dévotieuse, parce que c'est' chose trop connaissable qu'elle ne fait point d'état de la confession, et qu'elle ne parle point révérencieusement comme il faudrait des robes noires, des bonnes soeurs, des messieurs prêtres et des bons frères de la doctrine chrétienne.
Une seule fois, à ma souvenance, nous avons été, nous deux Madeleine, en grande fâcherie ensemble, et elle m'a traitée rudement, à s'en étonner.
Source : Gallica

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