Eugène Bonnemère

Eugène Bonnemère

Résumé

Portrait de Eugène Bonnemère Eugène Bonnemère Les déclassées (2e édition) (1874)

Pourquoi faut-il qu'il ne soit pas donné à tout le monde de pouvoir vous imiter!
René Giroux recevait une partie des confidences d'Edgard, il voyait les fluctuations de son esprit et de son cœur, et il suppléait sans peine aux réticences de cet amoureux flottant et indécis. Le pauvre docteur n'osait ni le conseiller ni le diriger, car bien qu'il connût assez le cœur humain pour savoir qu'elle pouvait l'aimer encore tout en ne l'estimant plus, il ne croyait pas qu'il fût permis de creuser dans ce sable mobile les fondements du bonheur d'une femme telle que Noémi.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Bonnemère Eugène Bonnemère Les déclassées (2e édition) (1874)

Que serait-ce donc, si c'était moi qui me rendaims- coupable de cette folie et de cette faute, si j'égarais mon amour sur qui n'en est pas digne, s'il me fallait mépriser après avoir aimé! Ah! déception des déceptions, tout n'est que déception Et plus l'amour est grand, plus lourde aussi est la chute inévitable et fatale!
Ingrate! s'écria Geneviève en pressant, comme pour la réchauffer, la main glacée de son amie entre ses deux mains brûlantes; ingrate qui nie les saintes affections du cœur, entre nous deux qui l'aimons jusqu'à ne pouvoir être heureux si nous la voyons souffrir!
Source : Gallica

Portrait de Eugène Bonnemère Eugène Bonnemère Les déclassées (2e édition) (1874)

Oh! oui! je crois à l'amour, flamme divine qui épure nos cœurs en les consumant, union sublime de deux âmes qui se fondent en une seule. Seulement je ne vois dans le mariage que trafic, calcul, froides convenances, marchandage et tromperie! Oh! oui, je crois et n'ai point abjuré ma foi; puisque, comme les confesseurs des premiers temps, je meurs pour elle, n'ayant pu la voir triompher.
Ne vous décernez pas sitôt la palme du martyre, reprit Giroux. La lutte n'a pas été assez longue encore, et vous désertez trop vite le combat, quand l'espérance est si loin encore d'avoir dit son dernier mot.
Source : Gallica

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