Résumé

Le vrai maudit. Tome 2 (1866)

“ La comtesse mit son front dans ses mains.
—Mon Dieu! reprit-elle, est-ce bien là le sujet de sa tristesse? Une passion folle ou funeste. Il nous manquait ce malheur !
—Funeste ! il fauti en repousser l'augure ; folle, non, répliqua Louis. La femme qui l'inspire mérite une tendresse élevée. Elle est belle, noble et pure; elle sera chrétienne un jour.
—Elle n'est pas chrétienne? fit madame de Haute-Combe avec une sorte d'horreur.
—Non, madame la comtesse.
—Comment mon fils a-t-il pu l'aimer ?
—La connaissez-vous, madame ?
—Je ne sais...
—Mademoiselle de Saux
—Antoinette !
”
Source : Gallica

Le vrai maudit. Tome 2 (1866)

“ Au chevet du mourant se tenait Henri de Haute-Combe, absorbé par un morne chagrin, n'ayant plus que la faculté d'entendre les gémissements du vieux prêtre et de lui prodiguer mille soins.
Accablé par la fièvre, le curé avait de rares intervalles calmes et lucides. Il les passait à bénir, à prier, à relever le courage de ses amis. Il eut pour son cousin des effusions touchantes.
—Tu es le fils de mon coeur, Louis, disait-il. Plus heureux que bien des pères selon la nature, je t'ai donné ma foi, je te laisse, mon sacerdoce et l'amour de Dieu... le seul qui ne trompe jamais...
”
Source : Gallica

Le vrai maudit. Tome 2 (1866)

“ Mais l'homme qui reçoit le chrétien au berceau, le baptise, l'instruit, l'unit à Dieu, lit dans sa conscience, le dirige, le console, l'éclairé, l'encourage et l'absout devant la tombe, et prie encore pour lui s'il quitte ce monde ; cet homme ne saurait avoir une famille ingrate qui l'irriterait, ni une femme dévouée et des enfants soumis qui absorberaient sa tendresse. Il a une mission d'amour proportionnée aux plus larges facultés humaines. Vivre pour tous, c'est le dernier degré de développement que nos facultés puissent atteindre : —Marier le prêtre serait lui rétrécir le coeur. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature