René Fernandat, Le royaume des cieux : poèmes (1932)
“ Il faut qu'en son feu la flamme divine Qui, dans le ciel, le pur bonheur dessine, Ait recueilli l'ardeur des repentirs En épurant la tonnante prière; La flamme veut la flamme, et la lumière N'est que la joie éclairant nos désirs. Et vous, mes chers morts, allez-vous encore Vivre loin des lieux que le bonheur dore, Travailler toujours sur un mont brumeux D'où monte, le soir, la vapeur des crimes Expiés, ou bien la nuit des abîmes Vous ravissait-elle aux baisers de Dieu ? ”
