Résumé

Portrait de Adolphe de Lescure Adolphe de Lescure Les Confessions de l'abbesse de Chelles… (1863)

C'est vous, Seigneur, qui avez voulu que les plus profondes amertumes fussent les plus salutaires, et que l'âme ne triomphe avec l'aide de la grâce qu'au milieu du désespoir.
Voilà pourquoi, Seigneur, je m'appesantis sur ces malheurs et sur ces fautes de ma famille, étemel aiguillon de la prière paresseuse ou de l'orgueil révolté. Quand je songe à tout ce qui me sépare de vous, je hâte le pas sur le chemin qui mène à votre miséricorde.
M. le duc d'Orléans ne commit pas vis-à-vis de nous la faute d'insouciance et de faiblesse qui commençait déjà à perdre Mademoiselle.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe de Lescure Adolphe de Lescure Les Confessions de l'abbesse de Chelles… (1863)

L'adieu qu'elle dit aux oiseaux et aux fleurs n'a rien de désespéré, et cette tristesse de l'automne elle-même, conserve je ne sais quel mystérieux attrait, quelle insinuante sécurité. Mais il n'est plus de jeunesse, Seigneur, après la jeunesse écoulée. La force et la beauté ne reviennent plus quand on les a perdues, et quand commence l'automne de la vie, quand le coeur se refroidit, quand l'esprit se lasse, quand les sens s'affaiblissent, l'espoir d'aucune renaissance , d'aucune résurrection , n'adoucit la surprise et la douleur de notre décadence.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe de Lescure Adolphe de Lescure Les Confessions de l'abbesse de Chelles… (1863)

La blessure du coeur, par une sorte de fatale sympathie, ne cesse de saigner que lorsque s'éloigne celui qui l'a faite. J'étais malade d'un de ces maux qu'irrite la présence du médecin, lorsqu'elle est inutile. Je voyais tous les jours passer et repasser devant moi, dans M. de Saint-Maixent, de plus en plus pâle et toujours muet, comme l'image de mon bonheur, et quoiqu'il m'encourageât du regard et me consolât du sourire, ce sourire si courageux me semblait un reproche , et ce regard si tendre me semblait un appel.
Source : Gallica

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