Alfred Des Essarts

Résumé

Alfred Des Essarts Le Lord bohémien. Tome 2 (1842)

L'apparition d'un jeune homme sembla la troubler. Il s'assit près d'elle ; c'est alors qu'au milieu des cantiques sacrés, il osa murmurer quelques mots d'amour. — Catherine, lui dit-il, que vous êtes belle ainsi!... on vous prendrait pour une sainte en extase.
Catherine ramena son voile sur son visage et ne répondit point.
— Oh ! je vous aime, je vous aime tant ! Ayez pitié de moi!
— Ne rougiissez-vous pas, Julien, dit à voix basse la damoiselle de Bray, d'oser ainsi profaner ce saint lieu par des paroles sacriléges ? Sortez, de grâce, ou taisez-vous.
Source : Gallica

Alfred Des Essarts Le Lord bohémien. Tome 2 (1842)

Julien lève les yeux et aperçoit un jeune homme qui voilait son visage de ses deux mains. Ce jeune homme ne pouvait être que l'amant préféré de Catherine : furieux à cette pensée, Julien se saisit du bâton ferré de l'inconnu; lancé d'une main vigoureuse, le bâton alla frapper à la tempe l'infortuné, qui tomba à la renverse en laissant glisser ses mains défaillantes. Cet amant, ce rival, c'était Médéric... Julien l'a reconnu, lui prodigue les plus doux noms, mais le gentil oiseleur est sans vie, il est allé rejoindre dans l'éternité la damoiselle de Bray...
Source : Gallica

Alfred Des Essarts Le Lord bohémien. Tome 2 (1842)

C'est là, pensa Léonez, c'est là ! Cette voiture va m'emporter ce que j'aimais, mon âme, ma vie, tout! Oserontils?... et il s'arrêta.
Le couple s'arrêta aussi. Onésime fit un signe au postillon qui courut ouvrir. Adrienne avant de monter, promena un regard troublé autour d'elle... Personne; il ignore tout... Son regard vint s'abaisser sur un homme que le réverbère éclairait doucement, et dont la pâleur pâlissait encore, à cette blafarde lumière ; un homme reproche vivant, image de la conscience, un homme qui ne remue pas, mais tient un enfant serré contre lui.
Source : Gallica

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