Albert Blanquet, La Vie au quartier Latin, par Albert Blanquet (1868)
“ René tendit ses deux mains à l'Allemand. — C'est vrai ! dit-il avec une larme dans les yeux, c'est vrai, mon cher... comment vous nomme-t-on? — Wilhelm Brintz. René, tout en mangeant avec une sorte d'avidité, et sans rougir le moins du monde de sa misère, sûr d'être compris par ce coeur qu'il avait bien vite jugé à la hauteur du sien, René raconta toute sa vie, ses espérances de gloire et d'avenir, sinon brisées, du moins enrayées dans l'ornière où le génie s'embourbe souvent, faute d'un milieu impossible à atteindre à qui n'a pas la force de lutter ”
