Résumé

Albert Blanquet La Vie au quartier Latin, par Albert Blanquet (1868)

René tendit ses deux mains à l'Allemand.
— C'est vrai ! dit-il avec une larme dans les yeux, c'est vrai, mon cher... comment vous nomme-t-on?
— Wilhelm Brintz.
René, tout en mangeant avec une sorte d'avidité, et sans rougir le moins du monde de sa misère, sûr d'être compris par ce coeur qu'il avait bien vite jugé à la hauteur du sien, René raconta toute sa vie, ses espérances de gloire et d'avenir, sinon brisées, du moins enrayées dans l'ornière où le génie s'embourbe souvent, faute d'un milieu impossible à atteindre à qui n'a pas la force de lutter
Source : Gallica

Albert Blanquet La Vie au quartier Latin, par Albert Blanquet (1868)

C'est votre jeunesse qui a tout fait, et quelques douleurs qu'elle vous ait attirées, vous né regretterez jamais ses acres jouissances. Je ne vous dirai pas que j'étais plus fort que vous, je n'en sais rien. Je n'ai jamais été jeune. Je n'ai jamais cru que le coeur fût autre chose qu'un viscère chargé de distribuer le sang à nos artères, et j'ai considéré l'amour comme un besoin. — Vous avez à vous repentir, — moi, j'ai peut-être à envier. — Tout est dans tout.
Le spectacle de la ruine de Georges frappa vivement l'imagination d'Annibal.
Source : Gallica

Albert Blanquet La Vie au quartier Latin, par Albert Blanquet (1868)

Ici Firino éclata de rire.
— Explique-toi, Firino, je l'exige !
— Je vais le faire, sois patient ! Voyons, tu demeures rue des Grès; derrière ton hôtel se trouve un grand jardin, ce jardin dépend d'une petite maison habitée par la belle madame Duperrier. De ta fenêtre tu la contemples pendant de longues journées, foulant les allées sablées de son pied mignon, — car son pied passe pour un des plus remarquables de Paris.
Julien parut étonné de ces derniers mots ; aussi Firino se hâta de continuer.
— Au carrefour de l'Odéon, au Luxembourg comme aux coulisses de l'Opéra, ce pied est célèbre.
Source : Gallica

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