Albert Blanquet

Élements biographiques

Albert Blanquet,  Le Roi d'Italie, par Albert Blanquet (1860)

“ Ecoute, Leona, dit le comte sérieusement et la main de Leona sur son coeur, doute de tout, de ton existence, du jour qui t'éclaire, doute de Dieu, mais ne doute pas de moi! Le jour où tu seras certaine que je ne t'aime plus, ce jour-là il faudra me tuer, vois-tu ! Jamais femme ne fut aimée comme je t'aime. Moi, ne pas t'aimer ! mais à ta vue mon sang brûle, mon coeur bondit à me briser la poitrine... Moi, ne pas t'aimer !... Oh ! les femmes sont cruelles, et rien ne leur plaît comme de jouer avec le coeur d'un homme, et de le faire saigner à plaisir !... Oh! Leona, je t'aime, crois-moi ! ”
Source : Gallica

Albert Blanquet,  Le Roi d'Italie, par Albert Blanquet (1860)

“ Ce n'est pas à vous de gémir sur un crime qui n'est pas le vôtre. Croyez à l'espoir d'une vie meilleure.
— Un crime!... fit Leona étonnée.
— Dieu, reprit le comte, Dieu ordonne le pardon des injures. Pourquoi, moi qui ne suis qu'un homme, ne pardonnerais-je pas?
— Pardonner à don César ! fit Leona toute frémissante d'indignation.
— Non! je le poursuivrai jusqu'à la mort, je vous l'ai juré; mais à vous, ange du ciel, à vous, qu'un souffle empoisonné du démon a pu ternir un moment, je pardonne du fond du coeur.
”
Source : Gallica

Albert Blanquet,  La Vie au quartier Latin, par Albert Blanquet (1868)

“ Mais enfin l'homme est un homme, et, si on ne l'estime pas, on le respecte.
Une femme a-t-elle dans l'âme cette passion, elle y devient bientôt un vice hideux. Je ne connais pas de plus révoltant spectacle que celui d'une femme qui joue : quand son regard est allumé, ses mains frémissantes, tout son corps imprégné de cette émotion spasmodique que donne le jeu, qu'on ne vienne pas lui parler de sa famille, de ses enfants, — qu'on ne lui dise pas qu'on l'aime, — elle restera sourde; son coeur s'est durci comme l'or qu'elle manie, avec la différence qu'il n'est plus ni brillant ni pur.
”
Source : Gallica

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