Pasquino

Définition et enjeux

Albert Blanquet,  Le Roi d'Italie, par Albert Blanquet (1860)

“ Pasquino marchait en avant et à pas précipités; il riait tout seul, faisait des sauts de joie et brandissait sa tuile avec une énergie peu commune. Enfin, quand ils furent arrivés près de la porte de la place Navone, il fit prendre à ses compagnons nocturnes la petite rue où était située son échoppe abandonnée, et s'approcha de la statue mutilée dont nous avons parlé déjà et que, depuis la disparition du tailleur, le peuple appelait déjà Pasquin. ”
Source : Gallica

Adolphe Boucher,  Histoire dramatique et pittoresque des Jésuites… (1845-1846)

“ Peu de temps
après la mort du malin tailleur, sur le piédestal d'une statue mutilée et difforme, on vit une pancarte contenant une satire contre le sacré Collége tout entier, et plus mordante que toutes les épigrammes ensemble qu'avait décochées la langue de Pasquin. Cette satire était signée :« Il magnifico Pasquino, » le magnifique Pasquin; et ce nom fut donné depuis lors à la statue dont le piédestal servit de pupitre au satirique tailleur ainsi ressuscité, et qui ne devait plus mourir.
”
Source : Gallica

Albert Blanquet,  Le Roi d'Italie, par Albert Blanquet (1860)

“ Aidés de leurs pinces, ils l'eurent bientôt soulevée.
Un escalier roide s'offrait devant eux; mais l'obscurité la plus profonde, le noir du tombeau régnait dans ce caveau souterrain.
Heureusement Pasquino avait étudié pour être prêtre, de sorte qu'il était assez au fait des us sacerdotaux : en conséquence, il alla droit à l'autel et s'empara sans vergogne de l'un des cierges de cire, qu'il alluma à la lampe du tabernacle.
Ils s'engagèrent tous trois dans l'escalier. Pasquino marchait le premier, puis venait Schiavone, soutenant Cressida, dont les jambes tremblaient.
”
Source : Gallica

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