François-Marie Luzel,
Veillées bretonnes
“ Le vieillard siffla dans son sifflet d’argent, et aussitôt des nuages d’oiseaux, de toute dimension et de toute couleur, s’abattirent sur la forêt, en poussant toutes sortes de cris. L’air en était obscurci. L’ermite les appela tous par leurs noms, l’un après l’autre, et leur demanda s’ils n’avaient pas vu, dans leurs voyages, la princesse Blondine ? Aucun d’eux ne l’avait jamais vue, ni n’en avait même entendu parler. Tous les oiseaux avaient répondu à l’appel, à mesure qu’on les nommait, excepté l’aigle. — Où donc est resté l’aigle ? dit l’ermite. Et il souffla plus fort dans son sifflet. ”
