Résumé

Jules Girardin Pascarel. Ouida : roman imité de l'anglais… (1878)

C'était par pur amour de la musique, carina ; vous ne me croyez pas ? Oh ! la petite sceptique ! Je ne veux pas qu'elle soit un objet de discorde entre nous ; je vais vous dire toute ma pensée. La donzella est trop noble pour nous, voilà ce qui me trouble. Elle n'est pas faite pour notre genre de vie, et nous n'en avons pas d'autre à lui offrir.
– Alors, dit tranquillement Brunotta, qu'elle suive sa voie et nous la nôtre.
– Non, par le ciel, non, reprit Pascarel avec une certaine vivacité. Quoi ! laisser une enfant si belle, si innocente, livrée à elle-même dans le monde !
Source : Gallica

Jules Girardin Pascarel. Ouida : roman imité de l'anglais… (1878)

« Elle ne sera jamais rien pour moi ; je sais bien que c'est impossible. Je sais que je suis un fou ; mais, à Vérone, elle n'avait que moi. Je ne suis plus un musicien ; je n'aime plus la musique qu'en souvenir d'elle. »
Le coeur du pauvre enfant est brisé ; un amour enfantin, amour innocent s'il en fut jamais sur notre terre perverse, a tué l'art en lui ; la vipère du souvenir dresse sa tête et siffle à chaque note qu'il tire de son violon.
Non, le pauvre enfant n'est pas fait pour les horreurs de la guerre ; mais la guerre n'aura pitié ni de sa faiblesse ni de son innocence.
Source : Gallica

Jules Girardin Pascarel. Ouida : roman imité de l'anglais… (1878)

Florence était tranquille, ce soir-là, quand nous entrâmes dans son enceinte, en descendant de la tour de Galilée. C'était la semaine sainte. Çà et là, par l'entre-bâillement d'une porte, on entendait les notes lugubres du Miserere ; çà et là, dans l'ombre, la silhouette d'un moine se dessinait sur la blancheur des marbres.
Mais Florence ne peut jamais être complétement triste ; chez elle, le rire est près des larmes.
C'était pourtant carême, cette nuit-là ; néanmoins, une
mandoline envoyait ses notes par la fenêtre la plus élevée d'un vieux palais
Source : Gallica

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