Auguste Avril

Résumé

Auguste Avril Saltimbanques et marionnettes… (1867)

L'homme débute par un monde rudimentaire situé au bas de l'échelle. Il meurt. Son âme immortelle s'incarne en un nouveau corps destiné à vivre dans une nouvelle planète supérieure à la précédente, et ainsi de suite, à l'infini. L'homme, par une série non interrompue de migrations, de métempsycoses, va toujours s'élevant dans l'échelle de l'être, grandissant en science et en justice, et se rapprochant de plus en plus de Dieu qu'il est dans sa destinée de toujours chercher et de ne jamais atteindre. — Hypothèse grandiose qui satisfait l'esprit et le coeur !!!
Source : Gallica

Auguste Avril Saltimbanques et marionnettes… (1867)

Les préjugés du monde vous accablent, c'est une injustice. Mais veuillez réfléchir. Vous n'avez jamais été mère. Vous n'avez pas d'enfants. C'est là qu'est le noeud de la difficulté. Les enfants dans le mariage sont tout ; les parents peu de chose. Ma conviction profonde est qu'il ne faut pas chercher le bonheur dans le mariage, mais l'accomplissement d'un dévoir. — Je sais tout ce qu'il y a de contradictoire entre ma conduite et mon langage. Mais vous avez l'esprit trop droit, le coeur trop haut pour ne pas me comprendre.
Source : Gallica

Auguste Avril Saltimbanques et marionnettes… (1867)

Francheville, 186.,.
« Madame,
» Je suis un fauteuil d'orchestre. Ne vous récriez pas ! ce signalement en vaut bien un autre. Cela veut dire : Je suis un habitué du théâtre, en d'autres termes, un des plus exacts et des plus chaleureux admirateurs de votre charmante personne et de votre gracieux talent. Je vous aime. Eh! mon dieu, oui! je vous aime. Jesuis convaincu que vous trouvez cela tout naturel. Admirer et aimer, n'est-ce pas la vocation véritable de l'homme? être aimée et admirée, n'est-ce pas le sort de toutes les jolies femmes, n'est-ce pas le vôtre, madame?
Source : Gallica

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