Anaïs

Définition et enjeux

F. Favier,  L'Héritage d'un misanthrope, la Chasseresse… (1865)

“ La belle Anaïs, le regard brillant, un sourire de triomphe sur les lèvres, continuant ce babil calculé, se donna le féroce plaisir de tourner et retourner son dard venimeux dans le coeur de sa victime, qui, suffoquée de honte et d'anxiété, respirant à peine, ne répondait rien et employait toutes ses forces à se soutenir debout impassible, à ne pas tomber défaillante aux pieds de son bourreau souriant. ”
Source : Gallica

Portrait de Jenny Bastide Jenny Bastide,  Anaïs, par Mme Camille Bodin (J. Bastide… (1840)

“ Anaïs si malheureuse, si abandonnée ; Anaïs mourante!
— Oh! mon Dieu, dit-elle en joignant les mains, vous m'avez laissé du sang pour réchauffer le sien, vous m'avez donné une âme pour ranimer la sienne. Non, elle ne mourra point, elle ne peut mourir. Vous ne l'enlèverez point de ces bras qui ont soutenu sa première enfance, vous lui donnerez le temps de vivre pour se repentir, pour expier.
140 ANAÏS.
Et Mathilde ressaisit l'espérance ; elle arrive toujours quand on croit en Dieu.
Elle reprit les pages écrites par sa malheureuse cousine ; le jour parut qu'elle les relisait encore.
”
Source : Gallica

Eugène Villard,  Idéalisme et réalité (1840)

“ Anaïs, restée seule, écarta doucement les rideaux du lit, et pencha son front mélancolique vers l'homme qui lui prenait tout son coeur. Joseph était plongé dans ce demi-sommeil qu'apportent la fatigue et la fièvre. Son visage était enflammé, ses lèvres sèches et ardentes. Anaïs, cédant à une irrésistible attraction, respira le souffle brûlant qui s'en exhalait. Elle se fût estimée heureuse de lui ravir une part de souffrance et d'être malade de son mal. Cette contemplation durait depuis quelques minutes, lorsque Joseph s'éveilla. ”
Source : Gallica

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