Jules David

Résumé

Jules David Frédéric le Lion. 1 (1840)

Suicide-toi maintenant comme un fou, ou meurs comme un chien sur la paille. Merci, mon maître. Vous n'avez pas voulu de ce sort-là, vous, Frédéric; je ne vous en blâme pas, je vous approuve, je vous aime à cause de cela; à cause de cela je voudrais vous sauver; mais, pour vivre libre, à voire fantaisie, vous avez pris un mauvais moyen : le jeu n'est bon que pour les banques avec un long avenir devant soi, et des masses d'argent considérables. Mais allez donc carotter dans vos petites principautés d'Italie, où la banque possède dix mille francs, et où la partie ne dure que trois mois!
Source : Gallica

Jules David Frédéric le Lion. 1 (1840)

Celte résolution généreuse que Frédéric prenait intérieurement lui causa un instant de fierté; il se réhabilitait à ses propres yeux; il ne fit pas cette réflexion, qu'il n'était pas maître autant qu'il le croyait de la destinée de Louise, puisqu'il n'était pas maître de lui-même. N'appartenait-il pas à Jacob ! Mais les hommes se font volontiers un mérite de n'avoir pas été cruels quand ils ne pouvaient pas l'être, et attribuent à la générosité ce qui vient d'impuissance.
On en était au dernier acte d'Andromaque, et Oreste furieux invoquait d'une voix enrouée les furies.
Source : Gallica

Jules David Frédéric le Lion. 1 (1840)

C'était donc le jour aux aventures et aux dames voilées; dans quel imbroglio nouveau allais-je me trouver jeté ? Le voile de Louise m'avait caché pendant quelques instants un pénible mystère, quel mystère ce voile-ci avaitil à me cacher?
— Je suis Frédéric Lespars, répondis-je à ma visiteuse, en prenant sa main que je sentis trembler dans la mienne ; veuillez entrer.
Je la conduisis à mon salon et lui présentai un fauteuil ; mais elle resta debout, et, relevant son voile :
— Frédéric ! dit-elle.
Anaïs! m'écriai-je avec une joie mêlée d'étonnement.
Source : Gallica

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