Fualdès

Définition et enjeux

Frédéric Thomas,  L'héritier du chien (1883)

“ Je crois qu'il était procureur du roi ; il s'appelait Fualdès. Son œil était égaré, il tremblait de tous ses membres ; je le vois encore, ce malheureux vieillard : il portait une lévite bleue, un gilet noir, un pantalon gris et une douillette; il était assis entre le marchand de tabac et le second monsieur, tous deux debout. Des femmes étaient de l'autre côté de la table avec la Bancal qui tenait la lumière. Je distinguai parmi' elles Anne Benoît, la maîtresse de Colard ; celui-ci avec la Bancal
et Bach était posté derrière la chaise de Fualdès.
”
Source : Gallica

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp,  Souvenirs d’un demi-siècle

“ Les habitants de Rodez ne croyaient guère à une extorsion d’argent ; Bastide et Jaussion étaient plus riches que Fualdès. Celui-ci avait été magistrat sévère et dur ; quelque vieille vengeance avait-elle été exercée contre lui ?
À cette époque, les passions politiques étaient très surexcitées en France, surtout dans le Midi, où le soleil chauffe les têtes. Fualdès avait été juré au tribunal révolutionnaire que présida Fouquier-Tinville ; il siégeait le jour où fut jugée Charlotte Corday et signa au procès-verbal.
”
Source : Wikisource

Moquard,  Les causes célèbres, ou Fastes du crime… (1842-1843)

“ L'indignation qui animait les habitants contre les accusés avait imprimé au nombreux concours des spectateurs qui formaient l'auditoire une susceptibilité extraordinaire et éveillée à chaque occasion.
Ainsi M. Fualdès, fils de la victime, en demandant d'une voix émue à la justice de venger les mânes de son père, excitait tour à tour, par sa douleur et son désintéressement, les larmes et l'admiration. Les réponses hypocrites de Jausion, l'assurance effrontée de Bastide, la froide impassibilité de la Bancal, redoublaient l'horreur inspirée par leur présence.
”
Source : Gallica

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