Nonnos de Panopolis

Résumé

Nonnos de Panopolis Les Dionysiaques

Charme dominateur de la vie, si tout vient de toi, lance encore une flèche, et tout sera préservé. Dieu du feu, consume Typhée, et que par toi la foudre brûlante revienne en mes mains. Maître de tous, n’en frappe qu’un seul ; ta douce étincelle triomphera de celui que Jupiter n’a pu vaincre ; fais enfin que la voix de Cadmus ait autant d’enchantement et d’attrait que j’en ai ressenti dans les bras d’Europe [24] .
Après ces mots, Jupiter, sous la forme du taureau, se retire sur le mont Taurus qui lui doit son nom.
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Nonnos de Panopolis Les Dionysiaques

Enfin, obscurcie par l’ombre des Serpents annelés de son épaisse chevelure, la lumière se mêle aux ténèbres ; et la Lune, se levant en plein jour, brille avec le Soleil.
Ce n’est pas assez : le géant passe du nord au midi, et quitte un pôle pour l’autre pôle ; il atteint le Cocher d’un bras allongé ; flagelle le Capricorne, père de la grêle ; précipite les deux Poissons au sein des mers, et chasse le Bélier du centre de l’Olympe, là où, voisin et dominateur de l’orbite du printemps, cet astre partage d’une balance égale la nuit et le jour.
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Nonnos de Panopolis Les Dionysiaques

L’Océan élève dans les airs ses ondes comme une tour, et touche au ciel ; l’oiseau, que la pluie n’atteignait pas dans les airs, y rencontre les flots, et s’y baigne. Enfin, imitateur du trident de Neptune, Typhée arrache, au bord de la mer, une île, d’une seule secousse de sa main immense, la détache du continent, l’enlève et la jette au loin en la faisant tourner sur elle-même ; les milles bras du géant s’approchent des astres pendant le combat, obscurcissent le soleil, et lancent les cimes des montagnes contre le ciel.
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