Jules David

Élements biographiques

Jules David,  Le dernier marquis. 2 (1838)

“ Le banquier disait tout cela d'un ton railleur et furieux à la fois, comme un homme qui tient à dissimuler sous un air dégagé les véritables sentiments qui l'agitent.
« — Dans quel but avez-vous agi de la sorte, » demanda le marquis ?
« — Cela n'est-il pas clair, » dit le banquier, « c'est une recette à l'usage des fils qui n'ont pas de père. Commode, très-commode en vérité; vous avez détrôné saint Vincent de Paul, Madame, vous êtes la véritable mère des enfants trouvés. »
Une larme jaillit des yeux de madame de Niéville, et coula lentement le long de sa joue.
”
Source : Gallica

Jules David,  Le péché originel. Tome 1 (1842)

“ Mais, ma mère, répondis-je, vivre comme vous vivez, n'est-ce pas mourir chaque jour, et voulez-vous que j'assiste de sang-froid au spectacle de vos tortures? Je suis pour vous un acte d'accusation vivant, une arme cruelle que la main de mon père tourne incessamment contre vous. Vous expiez toutes mes fautes, vous avez la responsabilité de toutes mes actions; quand je suis coupable, c'est vous qu'on châtie, vous portez ma croix, vous pleurez mes larmes, et vous voulez que je continue à rester près de vous ! En restant, je vous tuerai bien plus sûrement qu'en partant ! ”
Source : Gallica

Jules David,  La duchesse de Presles. 2 (1836)

“ Et encore si les femmes qui ont failli excitaient au moins la colère, l'indignation, mais point. On en plaisante, on en rit comme d'une farce comique, on s'en amuse, on en joue ; et c'est là, je crois, le dernier terme de la honte, la dernière des dégradations.
Avoir passé presque toute sa vie à l'ombre du gynécée comme un lis qui fleurit au bord d'une onde limpide, et voir tout d'un coup son honneur, sa réputation emportés par le courant populaire, comme un frêle roseau jouet des flots et des vents, quel sort ! Et c'était celui de la duchesse de Presles!
”
Source : Gallica

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