Résumé

Jules David Le Procureur du roi, par Jules-A. David (1842)

Tout droit devant moi, dit le père Lerat en indiquant du doigt le chemin qui se déroulait à travers la plaine; et vous, M. Richomme? — Moi aussi, dit l'avocat. — Avez-vous l'intention de pousser jusqu'aux Gredeux, M. Richomme? — Peut être; et vous, père Lerat? — Peut-être aussi, dit à son tour le père Lerat.
Quand deux individus, qui se connaissent, se rencontrent hors de la ville qu'ils habitent, et accusent à peu près la même destination, l'usage ordinaire est qu'ils s'accouplent et marchent de conserve sous peine de laisser croire qu'ils sont en délicatesse.
Source : Gallica

Jules David Le Procureur du roi, par Jules-A. David (1842)

Qu'est-ce que la société, monsieur, si ce n'est une collection d'individus? Ne prenez-vous pas garde que nier la partie c'est nier le tout? — Au fait, madame, au fait, dit Edgard en s'agitant sur son fauteuil, avez-vous une plainte à porter, oui ou non? — Eh bien oui, j'ai une plainte à porter, s'écria Maxime, une plainte qui intéresse la morale et la société tout entière, la société tout entière attaquée dans son droit le plus général, dans ses priviléges les plus légitimes. Vous voyez bien, monsieur, que vous ne pouvez pas, que vous ne devez pas me refuser audience.
Source : Gallica

Jules David Le Procureur du roi, par Jules-A. David (1842)

Ceux qui ont lu les Mémoires d'un orphelin savent
que, pour la deuxième fois en sa vie, Edgard voyait un poignard levé sur sa poitrine, et il n'est pas besoin de leur expliquer le sentiment de terreur qui faisait en ce moment claquer ses dents, et frissonner ses membres.
— Un crime ! dit Maxime en saisissant le bras de Félicien prêt à frapper, un crime chez moi, Félicien !. Oh! vous êtes injuste et absurde, continuat-elle avec véhémence, si quelqu'un est coupable ici, c'est moi, c'est moi seule; tuez-moi donc si vous voulez, à la bonne heure !
Source : Gallica

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