Jules David

Résumé

Jules David Le péché originel. Tome 1 (1842)

Mais, ma mère, répondis-je, vivre comme vous vivez, n'est-ce pas mourir chaque jour, et voulez-vous que j'assiste de sang-froid au spectacle de vos tortures? Je suis pour vous un acte d'accusation vivant, une arme cruelle que la main de mon père tourne incessamment contre vous. Vous expiez toutes mes fautes, vous avez la responsabilité de toutes mes actions; quand je suis coupable, c'est vous qu'on châtie, vous portez ma croix, vous pleurez mes larmes, et vous voulez que je continue à rester près de vous ! En restant, je vous tuerai bien plus sûrement qu'en partant !
Source : Gallica

Jules David Le péché originel. Tome 1 (1842)

Je veux demander pardon à toutes les mères qui souffrent , au nom de tous les fils qui font souffrir leur mère.
Pour m'expliquer à moi-même le drame intérieur dans lequel j'ai joué un rôle si malheureux, j'ai besoin de me rappeler avec précision les détails de mon intérieur de famille. Quand on a dit les faits, on n'a rien dit; toutes les actions se ressemblent en elles-mêmes, les causes seules varient, et c'est l'étude des causes qui seule peut donner aux faits la vie qui leur est propre. Parlons de mon père d'abord.
Source : Gallica

Jules David Le péché originel. Tome 1 (1842)

Depuis ce moment, la guérison de Jean Bouzut fit chaque jour de nouveaux progrès. Quand il passait auprès d'une femme qui lui rappelait tant soit peu , par sa mise ou par sa figure , la jeune dame du château de Richebourg, ses yeux se couvraient d'un nuage, sa poitrine haletait , un frisson parcourait ses membres ; il se rappelait le drame nocturne dans lequel il avait joué un rôle ; il eût voulu , au prix de tout son sang , racheter le mal qu'il avait fait ; en même temps ce besoin d'expiation excitait en lui un besoin de vengeance.
Source : Gallica

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