Jules David, Le péché originel. Tome 1 (1842)
“ Mais, ma mère, répondis-je, vivre comme vous vivez, n'est-ce pas mourir chaque jour, et voulez-vous que j'assiste de sang-froid au spectacle de vos tortures? Je suis pour vous un acte d'accusation vivant, une arme cruelle que la main de mon père tourne incessamment contre vous. Vous expiez toutes mes fautes, vous avez la responsabilité de toutes mes actions; quand je suis coupable, c'est vous qu'on châtie, vous portez ma croix, vous pleurez mes larmes, et vous voulez que je continue à rester près de vous ! En restant, je vous tuerai bien plus sûrement qu'en partant ! ”
