Léon Gozlan,
La Vivandière, par Léon Gozlan
(1872)
“ Les paroles de sa soeur la troublèrent profondément. — Tu sais tout ! balbutia-t-elle avec une émotion dont elle ne fut point la maîtresse; qu'est-ce que tu sais donc? Je ne sais rien, moi ! — N'essaie plus de mentir ! fit Nany avec un ton d'autorité qui rendait toute dénégation impossible. Je te dis que je sais tout. Cette fois Lazarine baissa la tête et ne répliqua rien. — Tu ne peux te sauver que par une entière franchise, continua la vivandière; ta position est grave, celle de Gauthier de la Roche n'est pas meilleure; il faut aviser, car je te jure qu'il n'y a pas de temps à perdre. ”
