George Alfred Lawrence

Résumé

George Alfred Lawrence Guy Livingstone, ou A outrance… (1861)

Je chancelai et faillis m'évanouir, tant le coeur me manquait. Quaud je revins à moi, je vis confusément le groupe de nos hommes frappés de terreur et se parlant tout bas. Guy avait toujours les yeux baissés sur la tête défigurée qui reposait sur son genou, comme si celle vue l'avait fasciné. Je ne pus supporter ce spectacle déchiraut. Le sang noirâtre s'était répandu tout à travers sa brillante chevelure; un mince filet coulait encore lentement; ses traits si beaux étaient tout altérés et convulsionnés par la rage et le désespoir d'une lutte suprême et mortelle.
Source : Gallica

George Alfred Lawrence Guy Livingstone, ou A outrance… (1861)

Le soir, je pus à peine contenir ma colère quand je vis Flora Bellasys, à l'Opéra — triomphante comme si elle avait pu savoir ce qui s'était passé le malin — et je pensai alors au pauvre coeur simple et innocent dont elle méditait de détruire le bonheur.
Flora et Guy se rencontraient constamment; car il allait toujours partout, souvent accompagné de sa fiancée. Ils semblaient être sur le pied le plus ordinaire de vieilles connaissances : bien qu'on remarquait que personne n'avait succédé, à la Cour de Bellasys, au poste de Grand Vizir, laissé vacant par Livingstone.
Source : Gallica

George Alfred Lawrence Guy Livingstone, ou A outrance… (1861)

J'ai été heureux de trouver dans « Guy Livingstone » une qualité qui, à quelques exceptions près, est absente de la littérature française contemporaine, je veux dire l'esprit moral. Quoi que disent et fassent les personnages du roman, ils ne sortent jamais d'une certaine région; ils ne cessent de respirer dans une certaine atmosphère. S'ils n'ont pas de vertus, ils ont de l'esprit et de la grâce. Dans leur coeur tourmenté et corrompu fleurissent de belles délicatesses morales : générosités pleines de tact, humilités inattendues, remords passionnés.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature