Léon Gozlan,
La Vivandière, par Léon Gozlan
(1872)
“ La parole s'arrêta ou, pour mieux dire, fut arrêtée sur les lèvres de Nany, car le Bordelais, avec un mouvement fébrile, empreint d'une sorte d'énergie désespérée, en présence du refus obstiné qu'il essuyait, posa, comme un cachet, ses doigts nerveux sur cette bouche charmante. Mais, avec une énergie non moins grande, Nany se dégagea du bâillon imposé à ses lèvres, que la terreur avait blanchies, et, cette fois, regardant Gauthier de la Roche bien en face : — Votre projet est mauvais, puisque vous le cachez! lui dit-elle. ”
