Nany

Définition et enjeux

Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan,  La Vivandière, par Léon Gozlan (1872)

“ La parole s'arrêta ou, pour mieux dire, fut arrêtée sur les lèvres de Nany, car le Bordelais, avec un mouvement fébrile, empreint d'une sorte d'énergie désespérée, en présence du refus obstiné qu'il essuyait, posa, comme un cachet, ses doigts nerveux sur cette bouche charmante.
Mais, avec une énergie non moins grande, Nany se dégagea du bâillon imposé à ses lèvres, que la terreur avait blanchies, et, cette fois, regardant Gauthier de la Roche bien en face :
— Votre projet est mauvais, puisque vous le cachez! lui dit-elle.
”
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Daudet Alphonse Daudet,  Souvenirs d’un homme de lettres

“ L’actrice disait cela à faire frissonner toute la salle. Notez que des cris pareils, des mouvements de cette vérité, ce n’est pas la tradition, ce n’est pas l’école qui les donne, mais la vie longtemps étudiée, regardée et sentie. Et n’est-ce pas un beau triomphe, la preuve d’un admirable pouvoir de création, qu’un drame sombre comme Nany, joué à peine une dizaine de fois, reste éternellement dans l’esprit et les yeux de ceux qui l’ont vu, parce que Mme Arnould-Plessy en a interprété le principal personnage. ”
Source : Wikisource

Portrait de Léon Gozlan Léon Gozlan,  La Vivandière, par Léon Gozlan (1872)

“ Une fois au monde, les êtres vivants souffrent avec leur mère, de même qu'avant d'y être entrés, ils respiraient avec elle. Le regard, le souffle, la pensée de Nany se trouvaient dans une communication directe, incessante avec les facultés affectueuses et les instincts aimants de ce petit être tout charmant, son chevreau. ”
Source : Gallica

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