Résumé

Le martyre de Buchères (Aube) 24 août 1944… (1945)

Le sang coulait à flots, c'était l'hémorragie, c'était l'horreur, c'était la mort. Elle s'éteignit dans les bras de son malheureux père, sous les yeux de son frère et de sa sœur horrifiés.
Oh ! mon Dieu ! Est-il possible qu'il existe de si grandes douleurs ? Que sera notre vie désormais, ma chérie, ma grande chérie, ma petite fille adorée ? Ah ! si tu pouvais voir ta pauvre mère qui vit nuit et jour près de toi, qui te cherche partout, qui te retrouve en tout, qui embrasse les cheveux, qui pleure sur tes souvenirs, qui sourit à ta photographie, cette photographie où tu es si vivante !
Source : Gallica

Le martyre de Buchères (Aube) 24 août 1944… (1945)

Je vis... mais je ne vis pas... je suis une automate qui va et vient comme une pauvre vieille machine usée qui n'a plus qu'un cœur, un pauvre cœur qui souffre tant, ma Carmen, ma chère petite adorée !
Et les bandits s'éloignent dans le parc, poussant des hurlements sauvages. Ils passent dans le jardin de M. Guillemard, jettent une bombe incendiaire dans son baraquement. Le feu couve et ne brûle que la literie retirée un moment plus tard par M. Martin.
Enfin, ils mitraillent la tranchée vide et se retirent de l'autre côté de l'Hozain.
Source : Gallica

Le martyre de Buchères (Aube) 24 août 1944… (1945)

Mais comment ? Sont-ce les obus ? Est-ce la mitraille ? Ou bien un massacre ?
A cette pensée, je frissonne, mais je ne puis y croire. Je ense au mari et père de ces victimes. Que va-t-il devenir ? Comment vont vivre ces deux êtres, le père et son fils, désormais ? Plus de femme au foyer !
La tête dans les mains, je songe et je souffre, pendant que mon enfant chérie me crie : « Maman, maman », et qu'Hervé, quoique inconscient, a l'intuition que quelque chose de grave se passe.
Source : Gallica

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