Le martyre de Buchères (Aube) 24 août 1944… (1945)
“ Le sang coulait à flots, c'était l'hémorragie, c'était l'horreur, c'était la mort. Elle s'éteignit dans les bras de son malheureux père, sous les yeux de son frère et de sa sœur horrifiés. Oh ! mon Dieu ! Est-il possible qu'il existe de si grandes douleurs ? Que sera notre vie désormais, ma chérie, ma grande chérie, ma petite fille adorée ? Ah ! si tu pouvais voir ta pauvre mère qui vit nuit et jour près de toi, qui te cherche partout, qui te retrouve en tout, qui embrasse les cheveux, qui pleure sur tes souvenirs, qui sourit à ta photographie, cette photographie où tu es si vivante ! ”
