Résumé

Portrait de Olivar Asselin Olivar Asselin Correspondance - Lettre du 25 mars 1917

Quant aux Allemands, ceux de nos hommes qui passent des journées entières à trente mètres d’eux, les yeux rivés à un périscope, voient parfois le sommet d’un casque à pointe sautiller comme un rat sur la crête de leur parapet, mais la chose est rare ; on se fusille, on se bombarde, sans se voir ; les patrouilles qui se rencontrent la nuit se lancent des grenades à tâtons, sur leurs ombres respectives.
Source : Wikisource

Portrait de Olivar Asselin Olivar Asselin Correspondance - Lettre du 25 mars 1917

Certains jours l’artillerie est en barrage vingt-quatre heures consécutives ; le soir, quand chaque front compte ses pertes, il trouve, par bataillon, deux ou trois blessés. Il y a évidemment des jours d’exception : hier, par exemple, au moment où nous quittions un cantonnement, pour venir faire en arrière une dizaine de jours d’exercice (et ce cantonnement nous y étions entrés la veille après avoir eu, en six jours de tranchées, quatre ou cinq blessés) ne voilà-t-il pas que la grosse artillerie teutonne, comme dit si bravement notre ami commun Charles Robillard, commence à nous chercher.
Source : Wikisource

Portrait de Olivar Asselin Olivar Asselin Correspondance - Lettre du 25 mars 1917

Il est en effet bien rare que l’ennemi — que ce soit lui ou nous — ne rentre pas sous terre au premier indice de danger ; vous ne sauriez croire combien il faut de plomb, d’acier, de cuivre, de gaz, pour tuer un homme qui ne veut pas se laisser faire, — c’est fabuleux ! Il y a la nuit un appel à l’artillerie qui se fait par fusée éclairante. Dès cette fusée lancée, automatiquement l’artillerie entre en jeu pour un barrage de dix minutes.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature