Joachim Du Plessis de Grenédan

Résumé

Joachim Du Plessis de Grenédan Le 265e régiment d'infanterie… (1917)

Concentrant leurs feux sur l'étroit plateau que nous défendons, les canons allemands font rage. Rien ne leur manque, ni la puissance, ni le nombre; ni les munitions, ni l'avantage du terrain. De face, d'écharpe, d'enfilade, à revers même, çà et là, leur tir nous écrase presque sans répit dans nos tranchées, qu'ils démolissent à coup-sûr, Tout est connu et repéré. Aucun abri, aucun cheminement n'échappe. De tous-côtés et par rafales méthodiques, à six et huit en même temps, les gros obus pleuvent et nous eclaboussent ; parfois, de débris humains.
Source : Gallica

Joachim Du Plessis de Grenédan Le 265e régiment d'infanterie… (1917)

Quel secteur, sans abris, sans fils de fer, enfoncé comme un coin dans les lignes ennemies, perpétuellement bombardé, bouleversé, attaqué sur ses points sensibles, empesté par les cadavres que déterrent les obus !
Du 16 au 26 août seulement, nous respirons à l'aise, dans la villégiature tranquille de Campremy et de Hedencourt, près, de Breteuil. Le reste du temps, nous peinons, l'outil en main, ou nous luttons à la grenade pour améliorer notre front en vue des attaques futures. L'ennemi s'efforce, avec un acharnement queu rien ne rebute, de contrarier nos projets.
Source : Gallica

Joachim Du Plessis de Grenédan Le 265e régiment d'infanterie… (1917)

Sous bois, aux lisières des champs, gisent d'assez nombreux cadavres. Les routes sont semées de sacs, de vivres abandonnés, de caissons encore pleins d'obus. Dans la maisonnette d'un passage à niveau, le courrier d'un régiment, abandonné là par le vaguemestre, tombe au complet entre nos mains. Un de nos cyclistes, démonté la veille, trouve dans un fossé, près d'un cadavre, une machine toute neuve. Partout le désarroi des vaincus surexcite notre courage.
Source : Gallica

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