Alfred Mercier,
Historique du 45eme bataillon de chasseurs à pied…
(1920)
“ Nous coupons les fils de fer d'enclos, et arrivons bientôt au fond d'un ravin. L'artillerie est là qui attend des ordres. Les pruneaux commencent à tomber dans notre direction, nous gravissons les pentes du ravin pour assurer notre marche en avant. Les obus pleuvent plus drus que jamais. Schrapnells et marmites semblent flairer notre artillerie au fond de ce trou, mais n'y touchent pas. « Toujours en avant nous arrivons bientôt à une crête d'où nous apercevons le village de Puisieux. Mon lieutenant commande « A genoux » à sa liaison, et jette, debout, un coup d'oeil dans sa lorgnette. ”
