François-Guillaume Ducray-Duminil, Jules, ou Le toit paternel. Tome 1 (1806)
“ Un matin, madame d'Arancourt, vint chez M. Berny, mais dans l'état le plus effrayant. Elle fondait en larmes ; elle accusait le ciel , elle demandait sa fille à toute la nature. L'auriez-vous perdue, lui demande avec intérêt M. Berny ? — Non , mon ami , non pas encore ; mais on craint qu'elle ne passe pas la journée ! — Madame, ma digne amie ! faites-vous une raison ? vous le savez assez , tout périt. La fleur de la jeunesse peut se faner et mourir avant que le front chauve du vieillard soit courbé dans la tombe. ”
