Eugène Le Roy,
Nicette et Milou
“ M. Rudel ignore ce genre d’amour, mais il voit combien la Nicette est plus belle que les filles qui sont de son gibier ordinaire. Au lieu de ces tailles ramassées, de ces traits forts, de ces grosses attaches, elle a une figure fine, sa taille est élancée, bien faite, et tout dans son corps est bien proportionné. Il n’y a qu’à la voir marcher. Les lourds sabots la gênent bien un peu, mais, lorsqu’elle est nu-pieds, sa démarche élastique, cadencée, le mouvement harmonieux de toute sa personne font plaisir à voir, et M. Rudel parfois la suit de l’œil comme un loup guettant une gentille ouaille. ”
