André-Robert Andréa de Nerciat,
Monrose ou le Libertin par fatalité
(1792)
“ Entrevoir Aglaé, se dégager, courir après elle, l’atteindre, la ramener au boudoir, c’est l’ouvrage d’un instant pour l’agile Monrose, qui déjà devançait le prompt commandement de la marquise. Il est bien important pour celle-ci qu’un dangereux secret ne s’envole pas avec celle qui vient de s’en emparer. La vestale est furieuse. Ce n’est pas uniquement sa pudeur que tant de visions obscènes ont révoltée : c’est sa bonne foi, c’est son franc amour, qui mesurent l’énormité de l’outrage à la toise des préjugés et l’analysent avec la loupe de la passion outrée. ”
