Léon Genonceaux, Le Tutu, mœurs fin de siècle (1891)
“ Hermine pensait : — Il est très distingué, ce jeune homme, mais il louche quand il regarde sa mère ! Et Mauri était devenu rêveur. Appuyé dans un coin de salon, il songeait à la stupidité humaine, à la loi universelle de l’hypocrisie. Tous les invités du duc de la Croix de Berny avaient l’air contents d’eux-mêmes ; cela n’était pas vrai. L’homme véritablement heureux est celui à qui l’on a vidé le cerveau, coupé les jambes, les mains, les oreilles, arraché les yeux, et défoncé le palais. Il ne sent plus, il ne pense plus, il s’animalise, il est hors du monde. ”
