Résumé

Pierre Boyer Essais de littérature positive… (1873)

Mon cerveau bouillonne. LE DIABLE. — Laurette soupe et elle chante... c'est pour toi, Marius. Entends :
II est pris par une femme, Cheveux blonds et teint de lait, Aussi fait-elle à son âme Autant de mal qu'il lui plaît.
LE COEUR. — Ah ! la perfide ! C'est ce qu'elle chantait encore avant-hier en s'habillant devant le feu.
LA TÊTE. — Ça ne serait pas arrivé si, tous les soirs, Marius était allé prendre Laurette au théâtre.
LE DIABLE. — Le fat, il attend qu'elle vienne ici, offrir elle-même ses caresses et sa beauté.
Source : Gallica

Pierre Boyer Essais de littérature positive… (1873)

Mettez mon cheval à l'écurie, Diana au chenil, et que le châtelain et la châtelaine, qui sont parents affables et de bon coeur, sortent leur plus vieux vin du Rhin, pour fêter notre belle chasse.
On mange comme des braconniers affamés, on boit comme de vrais Allemands. Mais tout à coup, je ne bois plus, ne mange plus.
Pourquoi ce charme qui emplit mes yeux d'une lumière douce, pourquoi cette lumière douce descend-elle jusqu'à mon coeur?
C'est la violette du printemps, c'est le joli bouton de rose, c'est l'églantine du mois de mai !
Source : Gallica

Pierre Boyer Essais de littérature positive… (1873)

LE COEUR. — O mon Dieu ! toutes les agitations dorment, tous les bruits s'éteignent.
LE DIABLE. — On n'entend plus que quelque fiacre équivoque, ou bien des spécialités, — les charrettes massives des compagnies noctambules. Paris appartient dès lors aux choses immondes.
LE COEUR. — Hélas ! n'y a-t-il plus rien pour ceux qui attendent !
LA TÊTE. — Toute espérance a fini sa journée ! (Avec une insouciance affectée.) Bah ! ne songeons plus à elle, bois un verre de rhum, Marius, et dormons. (Marius boit et se couche.)
LE COEUR. — Mais tes mains sont brûlantes et tes lèvres fiévreuses.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature