Pierre Boyer

Élements biographiques

Pierre Boyer,  Essais de littérature positive… (1873)

“ Mon cerveau bouillonne. LE DIABLE. — Laurette soupe et elle chante... c'est pour toi, Marius. Entends :
II est pris par une femme, Cheveux blonds et teint de lait, Aussi fait-elle à son âme Autant de mal qu'il lui plaît.
LE COEUR. — Ah ! la perfide ! C'est ce qu'elle chantait encore avant-hier en s'habillant devant le feu.
LA TÊTE. — Ça ne serait pas arrivé si, tous les soirs, Marius était allé prendre Laurette au théâtre.
LE DIABLE. — Le fat, il attend qu'elle vienne ici, offrir elle-même ses caresses et sa beauté.
”
Source : Gallica

Pierre Boyer,  Une Brune, scènes de la vie de carabin… (1868)

“ Joakain ne répondit rien.
— Et tu ne m'as jamais aimée? reprit Madeleine. — Oh je t'ai beaucoup aimée, et Dieu sait ce que j'ai souffert pour te sortir de là, fit Joakain en portant la main au-dessus de son sein gauche comme sur une plaie encore ouverte.
— Et c'est fini?....
— C'est fini, répéta l'étudiant d'une voix brève.
— Tu ne m'aimes plus du tout, du tout ?
— Mon Dieu, si tu y tiens, je t'aime peut-être encore.... comme on aime toutes les femmes.
”
Source : Gallica

Pierre Boyer,  Une Brune, scènes de la vie de carabin… (1868)

“ Chaque fois que je te rencontre, tu m'impressionnes et tu me troubles, tu pourrais, je ne sais pas pourquoi, me faire tout le mal qu'il te plairait que je ne t'en voudrais pas. Si tu savais comme j'ai souffert lorsque tu me dis un jour que tu avais aimé cette maîtresse dont tu me montrais le portrait, mais que tu ne m'avais jamais aimée !
Les baisers suivaient les pleurs, les caresses suivaient les baisers, et tandis qu'ils frissonnaient encore de leurs larmes, Madeleine attira Joakain vers elle et l'emprisonna avec passion dans ses bras nus.
”
Source : Gallica

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